MR Saint-Gilles

Daniel Soudant

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FIER D’ETRE LIBERAL


Je revendique mon statut de militant libéral engagé !

Pionnier, fin des années 70, de la libération des ondes du monopole de la RTBF, créateur du service d’informations de Radio Contact en 1982 avec mon ami Pierre Houtmans, journaliste « bâtisseur » de Télé Bruxelles de sa création jusqu’en 1998. Comme membre des JRL, j’ai participé activement la réflexion des politiques libérales.

Aujourd’hui, conforté par l’acquis du passé, je me bats pour que l’avenir de notre société reste teinté de libéralisme, valeur véritablement émancipatrice.

Pour Saint-Gilles, ma commune, cette valeur est historique et doit continuer à marquer les politiques communales à mener.

Je suis un citoyen militant qui estime que la revendication est nulle si elle n'est pas accompagnée d'un réel sens de la responsabilité commune.

C’est pourquoi, je suis 7ème candidat sur la liste MR de Saint-Gilles avec un enthousiasme inaltéré et inaltérable !


Valeurs libérales :
fondement de la « cohésion sociale interculturelle »

Georges Verzin, Chemsi Chéref-Khan, Daniel Soudant
Membres fondateurs du « Club de réflexion libérale interculturelle »

Une société démocratique ne peut vivre dans la cohésion sociale et dans la durée que si ses membres adhèrent, dans leur immense majorité et de préférence de manière consciente, au « contrat social » qui est le ciment de cette société.

Dans notre pays, le contrat social qui unit les Belges s’est forgé au cours de l’histoire, par des luttes en faveur d’un certain nombre d’idées et de valeurs d’émancipation et par l’apaisement des tensions et des conflits de divers ordres, qui ont opposé notamment le libéralisme philosophique au dogmatisme clérical. L’Etat de droit, les libertés publiques, le suffrage universel, les droits et devoirs des citoyens libres et responsables, l’émancipation et l’autonomie des individus, l’égalité de droits entre les hommes et les femmes, le respect de la personne et des biens d’autrui, la préservation de l’espace public de l’incursion invasive des dogmes religieux, la primauté de la loi civile sur les lois religieuses,… forment la quintessence du contrat social qui nous unit.

Les lois et la Constitution, la séparation des pouvoirs et l’indépendance des tribunaux garantissent le fonctionnement et la pérennité de notre pacte national.

C’est grâce à ce dernier que la Belgique a survécu à deux guerres mondiales -qui ont occasionné l’occupation de son territoire et la mise entre parenthèse de ses institutions-, aux soubresauts de la lutte des classes et aux grandes grèves, à la « guerre scolaire », et plus récemment, aux réformes régionales et communautaires,…

De nos jours, le développement débridé de la société de consommation, la mondialisation effrénée des rouages de l’économie et l’ampleur de la spéculation financière, la planétarisation de la « culture Mc Do », la perte de repères et le désenchantement qui guettent les jeunes générations, l’avènement de la société multiculturelle et, avec elle, l’apport de nouveaux citoyens n’ayant forcément pas pris part à l’évolution historique du pays et, partant, à la formation du contrat social national, … sont à la base de mutations diverses qui rendent nécessaire la négociation d’un nouveau contrat social entre les différentes composantes de la société.

Face à la « dictature du marché », face aux nouvelles formes de conservatisme économique qui se cachent derrière le vocable « néo-libéral », face aux dérives de la sociale-démocratie vers un conservatisme social-bureaucrate où les institutions intermédiaires cessent d’agir en « honnêtes courtiers » pour privilégier leurs propres intérêts catégoriels, face aux tentatives d’invasion de l’espace public par des extrémismes religieux et des groupements sectaires (la plupart du temps d’origine étrangère), face aux carences de plus en plus flagrantes observées dans le processus de socialisation des jeunes ou des nouveaux arrivants, face à la montée de l’extrême droite, l’objectif aujourd’hui reste entier : réussir sa vie, avec les autres !

Comment rendre les individus autonomes ? Comment faire pour qu’ils puissent s’émanciper et définir librement leur propre projet de vie ? Comment lutter contre le déterminisme social lié au hasard des naissances, des origines, des identités d’héritage ? Comment préserver chacun des dogmatismes religieux ou politiques ? Comment faire pour que chacun soit un peu plus libre, plus autonome, plus responsable, un peu plus heureux, sans que tout cela ne se fasse au détriment des autres?

Depuis ses origines, la pensée libérale s’attache à définir des règles communes qui garantissent le respect de la liberté de chacun et empêchent que n’apparaissent des situations de domination à l’échelle des catégories particulières, de la nation, de l’Europe, voire du monde. C’est dans ce sens que les idées libérales incarnent une culture de la résistance : résistance à un marché sans règles, à une économie mondialisée sans ordre ni normes, à une société civile sans principe de légitimité ou de critique et à une culture uniformisée amorale… Les idées libérales inspirent le combat contre le paternalisme, le clientélisme, l’irresponsabilité, l’affaiblissement du lien social et l’aliénation de la personne.

A la différence des thèses matérialistes ou utopistes qui promettent le grand soir, le libéralisme conteste radicalement que l’on puisse, sans contrainte, mettre l’ensemble des hommes d’accord sur la fin à atteindre. Définir dogmatiquement ce qui ferait le bonheur des hommes et vouloir faire le bonheur des autres malgré eux, ne peuvent conduire qu’à la tyrannie. Le libéralisme croit en la perfectibilité de l’Homme et au progrès de l’humanité. Son action sur la société exige d’emprunter la voie de la négociation, de la recherche du consensus. Bref, de prendre toujours en compte la diversité des origines, ce qui doit impérativement faire renoncer à toute conception préalable de la fin.

Notre société est de plus en plus multiculturelle. Contrairement à un a priori répandu, la multiculturalité n’est qu’un fait social. Elle n’est pas en soi une valeur. Si elle est accompagnée d’un basculement identitaire, d’un narcissisme communautaire, elle peut même constituer un danger pour la cohésion sociale.

Face à l’« identitarisme » et au « communautarisme » qui se nourrissent de multiculturalité et prétendent y puiser leur justification, face à l’estompement grandissant des valeurs de la sociale-démocratie, l’interculturalité est un projet de société qui privilégie volontairement le vivre ensemble. Face à la multiculturalité qui mène de plus en plus souvent aux conflits entre communautés, ethniques ou religieuses, l’interculturalité vise sciemment à organiser la vie en société dans la diversité mais autour de valeurs communes.

C’est la définition du socle commun des valeurs actualisées qui doit faire l’objet d’une nouvelle négociation, d’un nouveau « pacte philosophique fondateur des valeurs communes pour le vivre ensemble », c'est-à-dire, du projet interculturel. C’est là que l’on retrouve toute l’actualité des valeurs libérales selon lesquelles, vivre en société implique une obligation mutuelle d’assistance contractée par tous, du fait même de leur participation commune. Il implique en même temps que les aides dispensées soient la rémunération d’un rôle social, d’une activité assumée dans la société : c’est l’exercice d’une responsabilité sociale sans laquelle on ne peut concevoir l’autonomie individuelle.

A la veille des grands enjeux municipaux, il importe de sortir de la multiculturalité par le haut, pour aller résolument vers le projet interculturel, par le dépassement des particularismes, par le brassage, le métissage, la mixité et la préservation de l’espace public au bénéfice de tous, pour vivre ensemble dans le respect mutuel et la cohésion sociale. Du reste, à la veille de ces mêmes enjeux, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que c’est précisément la « Déclaration universelle des droits de l’homme » qui constitue la charte fondatrice du libéralisme éthique, philosophique et politique.

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